mardi 24 juillet 2007

CONTRIBUTIONS

MEDIAS, RELIGIONS ET POLITIQUE

Le Sénégal un pays fortement ancré dans la pratique religieuse a su pendant des décennies préserver ses acquis tant sur le plan culturel, social que religieux, bien que présentant une grande diversité religieuse et ethnique, la cohabitation a été des plus parfaite. Des vertus comme le « Ngor » le « Diom » le « Kersa » parmi tant d’autres ont permis à nos anciens de sauvegarder jusqu’ ici ces facteurs de stabilisation de la paix sociale.
Cependant cette paix et stabilité sociale est de plus en plus menacée voir même violée par des forces qui ont chacune des pouvoirs incontestables sur la population que sont les médias, les guides religieux et responsables politiques.
Il est malheureux de constater qu’au cours des campagnes électorales l’harmonie et la paix sociale soient souvent menacées ou durement égratignées par des paroles et des comportements qui risquent de détruire, en l’espace de quelques minutes, tout le travail accompli pendant des années pour construire notre unité par des hommes et des femmes de tout bord et de toute religion. Notre unité nationale demeure notre bien le plus précieux ; elle ne doit être sacrifiée à aucun prix et surtout pas pour un avantage politique momentané.
A cela s’ajoute une presse qui en dehors des ses pouvoirs et de son impact sur la population s’attarde beaucoup plus sur des faits divers que sur le caractère éducatif de la machine qu’elle détient. Cet organe qui se devait le rôle de régulateur est malheureusement manipulé et pris en otage, prêt à tous les gros titres et de toutes les déclarations les plus explosives soient elles ; sans aucun respect de la déontologie et de l’étique dans le métier exercé.
Très pratiquante la population Sénégalaise généralement a tendance à recourir chez les guides religieux de toutes convictions et obédiences confondues pour y accomplirent différentes activités. Ces chefs religieux bénéficient de la confiance et de l’estime des populations qui exécutent leurs recommandations à la lettre. Cependant cette classe de la société est en phase à un déchirement sans précédent du fait des intérêts et convictions politiques différentes mais aussi à une crise de génération.

Ces trois grands pouvoirs se mènent une rude bataille de positionnement au détriment de la population. J’ai une fois dit dans un débat sur l’émigration clandestine que le peuple à tendance à s’identifier à es dirigeants et que jamais on a vu les wagons d’un train se maintenir sur les rails tandis que la « tête » est hors piste. Manière de vous dire que nos guides aussi bien religieux et administratifs affichent une aisance sociale, le petit Sénégalais qui rêve à ce luxe n’a aucune voie plus rapide que l’émigration. Parce que celui à qui il payait le thé deux ans auparavant et qui a la chance de se rendre à l’étranger est revenu avec une belle bagnole, une belle villa et a rejoins l’élite.

Ce texte est un appel au sens élevé des sénégalais qui doivent se rappeler du niveau de stabilité dont notre pays a toujours fait montre dans la sous- région au sens du dialogue et au respect mutuel des opinions et des croyances de l’autre. Nous exhortons donc toutes les parties à privilégier l’expression libre et individuelle du citoyen et d'éviter ainsi les actes de vandalisme, les injures et les provocations de toutes sortes de nature à compromettre les acquis de Notre Cher SENEGAL.

Ndongaldaaraji